Raison et sentiments

Sense and sensibility

Réalisation : Georgia Oakley
Casting : Daisy Edgar-Jones, Esmé Creed-Miles, Caitriona Balfe, George McKay, Frank Dillane, Herbert Nordrum, Fiona Shaw, Bodhi Rae Breathnach
Scénario : Diana Reid

D’après le roman de Jane Austen

Type de film : Fiction
Pays : GB, USA
Année : 2026
Durée : 131 mn
Version : VOST
Sortie nationale : 23/09/2026

Mercredi 23 septembre
14:00
Mercredi 23 septembre
20:15
Jeudi 24 septembre
14:00
Jeudi 24 septembre
18:00
Vendredi 25 septembre
13:50
Vendredi 25 septembre
18:10
Samedi 26 septembre
16:30
Samedi 26 septembre
20:20
Dimanche 27 septembre
15:50
Dimanche 27 septembre
18:20
Lundi 28 septembre
14:45
Lundi 28 septembre
19:10
Mardi 29 septembre
14:10
Mardi 29 septembre
20:00
Mercredi 30 septembre
14:00
Mercredi 30 septembre
20:10
Jeudi 01 octobre
14:10
Jeudi 01 octobre
18:10
Vendredi 02 octobre
14:10
Vendredi 02 octobre
20:20
Samedi 03 octobre
15:40
Samedi 03 octobre
20:25
Dimanche 04 octobre
10:40
Dimanche 04 octobre
18:15
Lundi 05 octobre
14:45
Lundi 05 octobre
19:20
Mardi 06 octobre
14:10
Mardi 06 octobre
18:00
Mercredi 07 octobre
20:30
Jeudi 08 octobre
18:00
Vendredi 09 octobre
14:00
Vendredi 09 octobre
20:20
Samedi 10 octobre
13:45
Samedi 10 octobre
17:30
Samedi 10 octobre
18:30
Lundi 12 octobre
14:30
Lundi 12 octobre
19:00
Mardi 13 octobre
18:00
Du 23/09/2026 au 13/10/2026 – Prochaines séances

Pour celles et ceux qui jugeraient inutile de voir une énième adaptation du merveilleux roman de Jane Austen, sachez que cette nouvelle version de Raisons et sentiments est une réussite absolue, d’une impeccable fidélité à l’esprit du roman, d’une intelligence de chaque instant, d’une sensibilité, d’une émotion à fleur de peau, d’une beauté renversante… La jeune réalisatrice Georgia Oakley – qui nous avait emballés en 2023 avec Blue Jean, premier film épatant et ultra-contemporain – a choisi, pour s’attaquer à ce monument de la littérature anglaise, un groupe de comédiennes et comédiens magnifiques, qui ont le grand mérite d’avoir l’âge de leur rôle (c’est très rare dans les adaptations à l’écran de classiques de la littérature…) et qui se fondent tellement dans leurs personnages que l’on se laisse immédiatement embarquer dans leurs (més)aventures.

Chez les Dashwood, Elinor l’aînée est évidemment la plus responsable, calme, posée et réfléchie. Elle a appris à cacher ses émotions, à être maîtresse d’elle-même en toutes circonstances : rien ne doit déborder du cadre imposé à une jeune femme bien élevée. À l’inverse de sa cadette Marianne, beaucoup plus exaltée, constamment dans l’excès à l’instar des personnages des romans qu’elle dévore. Pour Marianne rien n’est plus important que la passion qui emporte tout, balaie la raison pour laisser place aux sentiments exaltants. Pour elle, mieux vaut d’ailleurs être faussement passionné que sincèrement ennuyeux. Gravitent autour d’elles leur benjamine Margaret, adorable gamine qui suit les tribulations de ses aînées d’un œil admiratif – et dont la sincérité s’exprime sans prévenir – et leur mère bienveillante qui espère trouver un époux aimant pour chacune de ses filles. Mais tout s’effondre lorsqu’après le décès de leur père, le testament apporte mauvaise nouvelle sur mauvaise nouvelle : la rente que leur mère espérait pour assurer leur quotidien se voit réduite comme peau de chagrin et Norland, leur maison bien-aimée située dans le Sussex, revient à leur demi-frère John, le seul fils du défunt. Plus rapide à débarquer pour s’installer dans sa nouvelle demeure qu’il ne l’a été pour rejoindre le chevet de son père malade, le John en question est un guindé falot, totalement à la remorque de son épouse Fanny, rapace qui ne veut laisser aucune miette à sa belle-famille. Voilà donc nos héroïnes forcées d’accepter l’offre d’une lointaine cousine et d’aller vivre dans un modeste cottage bien loin de chez elles, dans le Devonshire.

Une fois de plus, Jane Austen prend ouvertement le parti des femmes, face à la triste condition qui leur est faite à la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe. Avec force détails et son irrésistible ironie, l’écrivaine compose admirablement une formidable galerie de personnages, le plus souvent enfermés dans les faux-semblants, les calculs, tant sentimentaux que financiers… Marianne se révolte précisément contre les conventions sociales, les hypocrites et futiles convenances. Et pendant qu’Elinor accepte stoïquement son destin, prête à sacrifier son amour pour Edward Ferrars, Marianne affiche clairement sa passion pour le sulfureux Willoughby, qui traîne une solide réputation de débauché…

Il se pourrait bien que les deux sœurs apprennent l’une de l’autre que ni la raison, ni les sentiments, ne sont à l’abri de la douleur. Dans certaines situations, aimer signifie devoir s’oublier et s’effacer, tandis que la flamme de la passion, bien qu’elle semble plus excitante, peut également être destructrice et mener à bien des souffrances. Et s’il est une grande leçon qui ressort de tout cela, c’est bien que les lieux sont comme les gens : jamais vraiment comme on les imagine. Et qu’il existe bien des façons d’aimer, propres à chacune et chacun.

D’autres films à l’affiche

Malte – 2026
108mn
France – 2026
102mn
France, Japon – 2026
195mn