LUMIÈRE PÂLE SUR LES COLLINES

Écrit et réalisé par Kei ISHIKAWA

Année : 2025
Pays : Japon
Durée : 123 mn
VOST

avec Suzu Hirose, Fumi Nikaidô, Yoh Yoshida, Camilla Aiko
D’après le roman de Kazuo Ishiguro

15 avril 2026
16:10
16:10
16:10
16:10
16:10
16 avril 2026
18:50
18:50
18:50
18:50
18:50
18 avril 2026
13:50
13:50
13:50
13:50
13:50
20 avril 2026
20:50
20:50
20:50
20:50
20:50
21 avril 2026
18:10
18:10
18:10
18:10
18:10
22 avril 2026
16:10
16:10
16:10
25 avril 2026
13:50
13:50
13:50
26 avril 2026
20:40
20:40
20:40
28 avril 2026
18:10
18:10
18:10
Du 15/04/2026 au 28/04/2026 – Prochaines séances

Kazuo Ishiguro, prix Nobel de littérature en 2017, se souvient encore des heures passées à écrire, sur la table de la salle à manger d’un petit studio de Cardiff, son premier roman, Lumière pâle sur les collines. Il avait alors une vingtaine d’années. Il en a aujourd’hui soixante-dix. « Je n’avais aucune idée si le livre serait publié, et encore moins que j’avais une carrière d’écrivain devant moi », dit-il. « Rétrospectivement, cette histoire reste importante pour moi, non seulement parce qu’elle a marqué le début de ma carrière de romancier, mais surtout parce qu’elle m’a aidé à apaiser ma relation avec le Japon. »
Publié pour la première fois en 1982, ce livre, aujourd’hui brillamment adapté au cinéma, relie l’Angleterre des années 1980 au Japon des années 1950, à travers le récit d’une jeune anglo-japonaise Niki, fraîchement diplômée d’une école de journalisme, venue de Manchester pour réconforter sa mère, Etsuko. Laquelle vit seule dans la campagne anglaise, endeuillée par la perte de Keiko, sa fille ainée, fruit d’un premier mariage au Japon et plus précisément à Nagasaki.
Pourtant, Niki ne trouve pas les mots pour évoquer cette sœur qu’elle n’a jamais vraiment connue. Keiko était trop renfermée, étrangement hostile à tout et à tous, tout le temps : une dépression profonde la contraignant à rester le plus souvent enfermée dans sa chambre. Quelques années plus tard, elle finit par se pendre dans un appartement à Londres.

Entre Niki, la fille, et Etsuko, la mère, les paroles sont rares et les silences pesants. Alors qu’Etsuko s’apprête à vendre cette maison familiale trop imprégnée des souvenirs douloureux de sa première fille disparue, Niki retrouve une petite valise remplie de photos anciennes développées au Japon. Des paysages, des quartiers, une campagne nippone d’un autre temps et des portraits de sa mère mais aussi d’une femme, d’un enfant que Niki ne reconnaît pas. Cette découverte va être le point de départ d’un livre que Niki a l’idée de consacrer à sa mère. Elle va l’interroger sur sa vie à Nagasaki dans les années 1950 alors que la ville tente de se reconstruire et elle avec : Etsuko lui raconte notamment que, durant l’été où elle était enceinte de sa sœur Keiko, ce même été où son beau-père Ogata San vint pour un temps s’installer chez eux, elle se lia d’amitié avec sa voisine, Sachiko, une étrange femme, aussi belle qu’insaisissable, jeune veuve dont le mari avait été victime de la bombe nucléaire. Sachiko élevait seule sa fille, la petite Mariko, en attendant de partir vivre, disait-elle, aux États-Unis avec un Américain qu’elle avait rencontré… Au fil des discussions, Niki remarque une certaine discordance dans les souvenirs de sa mère. Alors que s’est-il réellement passé à Nagasaki à cette époque-là ?
Le cinéaste japonais Kei Ishikawa s’empare avec fidélité de l’œuvre de Kazuo Ishiguro, usant d’une narration faussement linéaire qui laisse peu à peu apparaître les faux-semblants et les méandres d’un passé recomposé. Avec une élégance rare, il dresse en filigrane le portrait, tout en pudeur et retenue, de femmes japonaises aux destins complexes et douloureux, mais bien déterminées à vivre. Un parfum d’Ozu, un zeste de Mizoguchi et un soupçon de Vertigo finissent de rendre cette adaptation envoûtante de bout en bout.

D’autres films à l’affiche

Chili – 2025
129mn
France – 2025
94mn