RIVIÈRE SANS RETOUR
RIVER OF NO RETURN
Otto PREMINGER (et Jean Negulesco, non crédité)
Année : 1954
Pays : USA
Durée : 91 mn
VOST
avec Marilyn Monroe, Robert Mitchum, Rory Calhoun, Tommy Rettig
Scénario de Frank Fenton, d’après l’histoire de Louis Lantz
La nature est magnifique : la forêt, les montagnes, la rivière et ses rapides sont merveilleusement servies par l’écran large du cinémascope et les couleurs flamboyantes du Technicolor.
Marylin Monroe est magnifique : c’est l’un de ses plus beaux rôles, son naturel irradie mais elle montre aussi qu’elle sait être nuancée, complexe, et elle chante deux ou trois chansons qui vont vous trotter dans la tête un bon bout de temps : One silver dollar, Down in the meadow…
Robert Mitchum est magnifique : un roc, une présence extraordinaire, une nonchalance flegmatique qui lui fait traverser tous les événements avec une classe insensée, un humour irréductible.
L’histoire est magnifique, ode à la découverte de soi et à l’ouverture sur les autres et le monde : au fil des péripéties, les personnages s’allègent de leurs préjugés, de leurs illusions comme de leurs biens matériels. Ils s’apprivoisent, ils se rapprochent, ils s’unissent, tandis que les étiquettes, les idées fausses, les vieux démons volent en éclats…
Alors forcément Rivière sans retour est une source inépuisable de bonheur, d’optimisme, de joie de vivre. Un grand western comme des grandes vacances…
Le fermier Matt Calder arrive en ville, autant dire un campement désordonné de tentes improvisé par des chercheurs d’or. Il vient chercher son fils, Mark, neuf ans, qu’il a confié à un ami quelques années plus tôt. Le gamin lui fait rencontrer Kay, une chanteuse de saloon qui l’a pris sous son aile généreuse…
C’est le début d’une grande histoire d’amitié, puis d’amour, d’abord contrariée par la présence d’Harry, l’amant de Kay qui s’impose très vite comme une vraie crapule, puis ballotée par toute une série de péripéties qui vont mettre le trio dans les situations les plus périlleuses. Et c’est comme ça qu’ils vont se retrouver à trois sur un frêle radeau, à descendre le fleuve que les Indiens appellent « la rivière sans retour »…
PS : tous les historiens du cinéma s’accordent pour dire que le tournage s’est mal passé ; Preminger exécra Marylin Monroe et déclara par la suite son désintérêt complet pour le film. Il avait deux fois tort…